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Linux : activer l’IP forwarding proprement

L’IP forwarding sert encore, mais on ne le configure plus comme en 2006 avec juste un echo lancé à la main. Enfin, sauf si on aime les surprises au reboot.

· Linux, réseau, sysctl

À quoi ça sert ?

L’IP forwarding permet à une machine Linux de transférer des paquets réseau d’une interface vers une autre.

Typiquement :

  • petite passerelle ;
  • routeur maison/lab ;
  • VM qui fait transiter du trafic ;
  • conteneurisation avancée ;
  • routage entre réseaux privés.

Vérifier l’état actuel

sysctl net.ipv4.ip_forward

ou :

cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward

Résultat :

  • 0 : désactivé ;
  • 1 : activé.

Activer temporairement

Pour tester jusqu’au prochain redémarrage :

sudo sysctl -w net.ipv4.ip_forward=1

C’est propre, lisible, et mieux que balancer un echo à l’aveugle dans /proc.

Activer durablement

Créer un fichier dédié :

sudo nano /etc/sysctl.d/99-ip-forwarding.conf

Contenu :

net.ipv4.ip_forward = 1

Puis appliquer :

sudo sysctl --system

Et IPv6 ?

Si besoin :

net.ipv6.conf.all.forwarding = 1

Mais seulement si tu sais pourquoi tu l’actives. IPv6 n’est pas un sortilège, mais presque.

Attention

Activer l’IP forwarding ne suffit pas à faire une passerelle complète.

Il faut souvent aussi :

  • routes ;
  • règles firewall ;
  • NAT si sortie Internet ;
  • filtrage ;
  • journalisation minimale.

Exemple avec nftables ou firewalld selon distribution.

Verdict

Le vieux principe est toujours bon. La modernisation tient surtout à deux choses :

  1. passer par sysctl ;
  2. rendre la configuration persistante dans /etc/sysctl.d/.

Le reste dépend du réseau. Et le réseau, comme chacun sait, est là pour humilier les certitudes.