À quoi ça sert ?
L’IP forwarding permet à une machine Linux de transférer des paquets réseau d’une interface vers une autre.
Typiquement :
- petite passerelle ;
- routeur maison/lab ;
- VM qui fait transiter du trafic ;
- conteneurisation avancée ;
- routage entre réseaux privés.
Vérifier l’état actuel
sysctl net.ipv4.ip_forward
ou :
cat /proc/sys/net/ipv4/ip_forward
Résultat :
0: désactivé ;1: activé.
Activer temporairement
Pour tester jusqu’au prochain redémarrage :
sudo sysctl -w net.ipv4.ip_forward=1
C’est propre, lisible, et mieux que balancer un echo à l’aveugle dans /proc.
Activer durablement
Créer un fichier dédié :
sudo nano /etc/sysctl.d/99-ip-forwarding.conf
Contenu :
net.ipv4.ip_forward = 1
Puis appliquer :
sudo sysctl --system
Et IPv6 ?
Si besoin :
net.ipv6.conf.all.forwarding = 1
Mais seulement si tu sais pourquoi tu l’actives. IPv6 n’est pas un sortilège, mais presque.
Attention
Activer l’IP forwarding ne suffit pas à faire une passerelle complète.
Il faut souvent aussi :
- routes ;
- règles firewall ;
- NAT si sortie Internet ;
- filtrage ;
- journalisation minimale.
Exemple avec nftables ou firewalld selon distribution.
Verdict
Le vieux principe est toujours bon. La modernisation tient surtout à deux choses :
- passer par
sysctl; - rendre la configuration persistante dans
/etc/sysctl.d/.
Le reste dépend du réseau. Et le réseau, comme chacun sait, est là pour humilier les certitudes.